Equipes de Recherche

 


Actuellement, 4 Equipes de Recherche sont constituées au Cerema Normandie-Centre.

 
 
"Accidentologie, Trajectographie et Risques routiers"

Impact des systèmes d’information en bord de route sur le comportement des usagers et les trajectoires des véhicules, accidentologie et relevé des profils de vitesse sur différents types d’itinéraires, instrumentation d’une moto pour l’analyse du comportement des conducteurs

 
 
 

Une étude géophysique pour de l’archéologie en Normandie

publié le 20 janvier 2016

L’équipe de recherche du Cerema Normandie-Centre au laboratoire régional de Rouen a mené une étude géophysique sur l’Abbaye du Bec-Hellouin financée par la direction régionale des affaires culturelles de Haute-Normandie.

Cette étude a pour objectif d’identifier les vestiges enfouis de l’église du XIIIe siècle. L’équipe a cartographié en 3D près de 6000 m2 de terrain pendant deux semaines, avec les techniques d’auscultation les plus modernes.

En plus de la détection des vestiges du XIIIe siècle, cette cartographie a donné lieu à une autre découverte, celle-ci tout à fait inattendue ! L’église originelle de l’abbaye datant du XIe siècle a été retrouvée.
Des fouilles archéologiques menées par la mission archéologique départementale de l’Eure ont confirmé les observations géophysiques. Ces résultats sont actuellement en cours de publication.

Cartographie au radar 3D des vestiges de l'Abbaye du Bec-Hellouin à 1,50 m de profondeur © Cerema
Cartographie au radar 3D des vestiges de l’Abbaye du Bec-Hellouin à 1,50 m de profondeur © Cerema
L’abside de l’église originelle est parfaitement visible grâce à des échos puissants sur la partie droite de l’image radar.




Pour plus d’informations, vous pouvez contacter le laboratoire régional de Rouen à l’adresse suivante : LRR.DTerNC@cerema.fr

 
 

Expédition géophysique sur le volcan Etna

publié le 30 janvier 2016 (modifié le 28 avril 2016)

Une cartographie des zones hydrothermales à l’intérieur du volcan a été obtenue à très haute résolution (40 m), sur une grande profondeur (900 m) et sur une distance de 6,4 km. L’installation du dispositif de mesure s’est effectuée entre 2500 et 3300 mètres d’altitude et a nécessité une vingtaine de personnes pendant près de 3 semaines. Cette étude ouvre des potentialités importantes pour comprendre le risque volcanologique et imager les systèmes géothermaux.

L'Etna ©Anthony Finizola – 2015
L’Etna ©Anthony Finizola – 2015
Installation du câble électrique de mesure sur le flanc sud de l’Etna

Cette expérimentation, dont le Cerema est leader avec l’Institut de Physique du Globe de Paris/Université de La Réunion et l’Institut National de Géophysique et de Volcanologie (INGV) de Rome est la première jamais réalisée sur un volcan. Celle-ci est financée par le projet européen « MEDSUV » (MEDiterranean SUpersites Volcanoes) et le projet de recherche interne Cerema "Hydrogéo".

L’expédition a fait l’objet d’un reportage sur la chaîne italienne RAI :

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Pour en savoir plus, vous pouvez contacter l’équipe de recherche (Yannick Fargier à Blois, Cyrille Fauchard et Raphaël Antoine à Rouen) du laboratoire de Blois à : LRB.DTerNC@cerema.fr ou de Rouen à l’adresse suivante : LRR.DTerNC@cerema.fr

 
 

Les chercheurs du Cerema au chevet du volcan Vésuve (Italie)

publié le 25 août 2014

Des chercheurs de l’ERA23 (Laboratoire Régional de Rouen) et de l’ERA44 (Laboratoire Régional de Blois) de la Direction Territoriale Normandie-Centre du Cerema ont participé à une mission d’imagerie profonde du volcan Vésuve par tomographie de résistivité électrique au printemps 2014.

Pendant vingt jours, sept kilomètres de profils électriques ont été mis en place sur les flancs du volcan, permettant d’acquérir une image des 600 premiers mètres de l’intérieur de l’édifice. Des mesures de température et de CO2 à 30 cm de profondeur, ainsi que des mesures de polarisation spontanée ont également été réalisées le long de ce profil.


source photo : Wikipédia

L’étude a permis de cartographier l’extension du système hydrothermal du volcan, zone affectée par des remontées de fluides chauds. Cette expérimentation, réalisée dans le cadre du projet européen « MEDSURV Supersites », a été dirigée par A. Finizola (maître de conférence, Université de la Réunion/IPGP) et Tullio Ricci (chercheur à l’Institut National de Géophysique et Volcanologie de Rome). Cette mission a également été effectuée dans le cadre de la thèse de Cécile Mézon, en ce moment à l’unité Electromagnétisme Appliqué – Groupe Sciences de la Terre (ERA23) au Laboratoire régional de Rouen.

Les résultats de cette étude seront présentés dans différents colloques et publiés dans une revue scientifique internationale.

 
 

La géophysique pour visualiser l’intérieur d’un terril en combustion interne

publié le 22 août 2014

Les terrils sont des amas de gravats liés à l’exploitation minière. Ils contiennent notamment des stériles (grès, arkoses, etc…) et, comme à Haveluy (Nord-Pas-de-Calais), des restes de matière organique provenant de la mine de charbon.
Certains (les plus vieux) peuvent être le siège de combustion spontanée interne (due à la décomposition exothermique de la pyrite) facilitée par des appels d’air à l’intérieur de la structure.
Ainsi, des températures très élevées (plusieurs centaines de degrés) peuvent être observées dans le terril et de l’eau chaude peut remonter dans les zones les plus perméables.

Dans ce cadre, l’Unité Electromagnétisme Appliqué (ERA23) du Laboratoire Régional de Rouen et l’Université de la Réunion/IPGP ont réalisé pour la première fois en France une expérimentation géophysique multi-méthodes (Tomographie de Résistivité Electrique, température et CO2 à 30 cm de profondeur, Polarisation Spontanée), afin de cartographier les sources de chaleur et les remontées d’eau chaude à l’intérieur du terril du Bas Riez à Haveluy. Ce terril est considéré comme un véritable petit laboratoire géophysique et les résultats de l’étude auront une implication forte pour l’analyse des phénomènes géothermaux dans les sols.

L’expérimentation a notamment fait l’objet de la visite de Patrick Kanner, Président du Conseil Général du Nord, collectivité propriétaire du site.


Sur le terril du Bas Riez de Haveluy, Patrick Kanner, président du Conseil Général du Nord et Raphaël Antoine, géophysicien à l’unité Electromagnétisme Appliqué (DterNC-LRR-GST) (Crédit photo : Pierre Rouanet / La Voix du Nord)

 
 

Le Cerema présent au congrès international de l’European Geosciences Union de Vienne

publié le 20 août 2014

Trois études ont été valorisées sur les thèmes suivants :

  • la géophysique appliquée à la prospection archéologique (radar 3D et tomographie de résistivité électrique) – étude CEREMA – DterNC – LRR ;


copyright image Cerema-DTerNC

  • La modélisation numérique de signaux électromagnétiques dans les digues de Loire – étude CEREMA – DterNC – LRR ;
  • La caractérisation de l’hydrologie de la région du lac Tchad à partir de données piézométriques, thermiques et géophysiques pour la recherche de ressources en eau – étude en collaboration entre le laboratoire Géosciences Environnement Toulouse, le CESBIO de Toulouse et le CEREMA - DterNC – LRR.