Les effets de la sécheresse sur les chaussées à faible trafic dans la région Centre

publié le 1er avril 2011 (modifié le 15 juin 2017)

Depuis 2003, le nombre de cas de fissuration des chaussées liée à la sécheresse, est en augmentation. Les fissures sont longitudinales, avec des affaissements accentués au niveau des bandes de roulement. Elles se manifestent exclusivement à proximité de végétation (haies arbustives, forêts). Les connaissances actuelles en dimensionnement de chaussées ne permettent ni de s’affranchir de cet aléa ni de proposer de solutions réparatrices satisfaisantes.

RD955 à Saint SATUR
fissure de retrait à Jouy (28)



La sécheresse a un impact sur les structures de chaussées par le biais du retrait des sols supports. Ce phénomène se manifeste assez classiquement par une fissuration longitudinale, très peu ramifiée et proche de la bande de roulement en rive de chaussée. Les largeurs de fissures sont souvent supérieures à 5mm (souvent 2 à 3 cm), et les profondeurs dépassent les 10 centimètres.

Ce sont les sols supports très plastiques qui sont à l’origine des problèmes, qui se dessèchent sur des épaisseurs dépassant largement le volume de sol dimensionné en tant que P.S.T. puisque l’état de sécheresse des sols se situe au moins sur les 3-4 premiers mètres immédiatement sous la structure de chaussée.

Dans tous les cas suivis par le Cerema de Blois, il a été constaté une concordance entre la présence de végétation, même très isolée ou de taille réduite, et la manifestation du retrait.

Une communication sur ce sujet a été présentée aux Journées Nationales de Géologie et Géotechnique de Lyon (juin 2006).

Contact : Cerema Normandie Centre - Laboratoire régional de Blois