Ligne SNCF Paris-Le Havre : diagnostic de stabilité d’une marnière souterraine

publié le 1er juin 2007 (modifié le 8 avril 2010)

Le Centre d’Études Techniques de l’Équipement Normandie Centre (CETE NC), Division Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées (LRPC de Rouen), Département Géotechnique/Environnement, a été missionné par la SNCF. Haute-Normandie, Direction de Rouen, pour le diagnostic de stabilité d’une marnière découverte sous les emprises de la voie ferrée Paris/Le Havre, Km 188.377 à 188.388, sur le territoire communal de Foucart (76).

Ce diagnostic a fait suite à plusieurs investigations (sondages destructifs, auscultations vidéométriques, intervention puisatier, levés topographiques sommaires puis détaillés), réalisés par des bureaux d’études privés suite à la découverte, par les services de la SNCF., d’un effondrement proche des infrastructures ferroviaires.
La mission confiée au CETE NC comportait trois volets :

1.Analyse quantitative de l’état de dégradation de la cavité, basée sur des observations in-situ
(relevé des caractéristiques de la cavité, relevé des désordres de surface, analyse de l’environnement extérieur) ;

2.Définition du risque de désordre de surface en liaison avec la présence de cette cavité
(type de désordres possibles, délai d’occurrence, etc.) ;

3.Définition des investigations complémentaires destinées à poursuivre la reconnaissance de la cavité et/ou à réaliser son traitement.

Ce diagnostic a permis d’établir que la marnière, de type puits et galeries (volume de vide accessible ou visible estimé à 275m3) ne présentait pas de désordres susceptibles d’évoluer rapidement et brutalement et donc de mettre en danger à court terme la pérennité de l’infrastructure ainsi que la sécurité des agents SNCF et des usagers.
Néanmoins, les désordres relevés dans la marnière, qui n’a en outre pu être reconnue totalement (présence d’une zone effondrée dans la partie sud la plus éloignée des voies ferrées), nécessitent d’envisager un traitement de cette marnière : une surveillance annuelle, comprenant visite et diagnostic, est préconisée.
Une solution définitive est également proposée : elle consiste à réaliser le comblement total de la partie reconnue de cette marnière, ainsi que du puits et de la galerie d’accès creusés pour sa reconnaissance (300m3 au total).

Le choix entre les deux solutions devra être effectué par la S.N.C.F., après analyse des différents enjeux.
A noter que la partie effondrée et non reconnue de cette marnière affecte le domaine privé voire le domaine public (voie communale). Des sondages destructifs de recherche de vide sont conseillés.

Dans l’attente d’investigations complémentaires, cette marnière doit être affectée d’une zone de sécurité de 26m de rayon autour de la partie reconnue et de 60m de rayon autour de la partie non reconnue.

Auteur : Nathalie Bérenger - Rapport d’Etude Août 2006