Renforcement de digues : collaboration Cerema-IFSTTAR sur les chantiers expérimentaux du val d’Orléans

publié le 14 avril 2016 (modifié le 18 avril 2016)

Le Cerema et l’IFSTTAR ont suivi la préparation et la réalisation de deux chantiers expérimentaux du Val d’Orléans sous maîtrise d’oeuvre de la DREAL Centre-Val de Loire et maîtrise d’ouvrage de la DDT du Loiret.

Les chantiers ont fait l’objet d’un certain nombre de contrôles mécaniques et hydrauliques, in situ et en laboratoire, de la qualité du mélange sol-ciment constitutif d’un écran étanche. Ces contrôles se sont déroulés pendant 2 ans, de 2013 à 2015.

Les méthodes comparées :

Après ouverture d’une prétranchée en crête de levée, deux méthodes pour renforcer les digues ont été mises en oeuvre sur les deux sites expérimentaux du val d’Orléans, à Sigloy et Guilly :

  • la méthode sèche (mélange du sol avec le ciment sous forme pulvérulente (en poudre) en profondeur avec ajout d’eau) La méthode sèche consiste à épandre du ciment dans cette prétranchée puis à faire intervenir une machine de malaxage, la trancheuse-malaxeuse (voir photo), qui va mélanger le sol avec le ciment en profondeur tout en ajoutant de l’eau pour obtenir un mélange visqueux, dont la consistance serait semblable à une boue.
  • la méthode humide (mélange du ciment à l’eau (coulis) puis mélange du sol avec le coulis en profondeur) La méthode humide consiste à injecter un coulis de ciment (mélange ciment-eau) directement à partir de la lame de la trancheuse-malaxeuse au moment du mélange.

La lame de la trancheuse peut descendre jusqu’à 10 m de profondeur.

L’analyse comparative des méthodes va permettre à la DREAL de mieux définir et encadrer ce type de travaux pour les différents tronçons de digue qui seront renforcés par la suite.

Auteur : Lucile SAUSSAYE - LRB

Trancheuse-malaxeuse

Pour en savoir plus, lien vers d’autres chantiers de sol mixé :